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Euthanasie : ce film vous fait regarder la mort en face

L’association Go Gentle Australia, qui milite pour le droit à l’euthanasie en Australie, vient de sortir un spot terrifiant. On assiste aux deux dernières semaines de vie d’un malade en phase terminale.

Greg Sims, un australien de 56 ans, a succombé à un cancer du cerveau en 2005 après une lente agonie. C’est de son histoire, telle qu’elle a été racontée par sa fille Nia, que s’inspire le court-métrage réalisé par Justin Kurzel. « Stop the Horror » se présente comme un film d’horreur que la plupart n’oseront pas regarder jusqu’au bout. Interdit aux moins de 18 ans, il a été jugé trop explicite pour Youtube et n’est disponible que sur un site internet qui lui a été consacré. Aux âmes sensibles, sachez qu’il est possible d’arrêter le film grâce au bouton « Stop the Horror » en bas à droite de l’écran.

→Voir le film🔞←

Si l’on accompagne cet homme jusqu’à son dernier souffle, ce n’est pas pour admirer les éventuels délires masochistes d’un réalisateur, mais pour prendre conscience du fait qu’il y a toujours des gens qui meurent dans d’affreuses souffrances. En dépit des soins palliatifs et autres mesures mises en place par les hôpitaux pour soulager les patients condamnés, on assiste encore chaque semaine à des décès douloureux et éprouvants, tant sur le plan physique que psychologique, pour la famille.

Cette vidéo, qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne pro-euthanasie, a été lancée à la veille du vote des politiques de l’état de Victoria sur le projet de loi relatif au sujet. 75 % des Australiens y sont favorables, mais c’est sans compter sur la pression contraire exercée par les associations chrétiennes et les pro-life qui comparent la mort médicalement assistée à une forme d’homicide volontaire. Go Gentle Australia veut faire bouger les choses et faire entendre la voix de la majorité. Une pétition est disponible à la fin de la vidéo pour nous inviter à « mettre un terme à l’horreur ».

Cette campagne nous rappelle une autre datant de 1997, dans laquelle un certain Luke Stahler se faisait filmer frêle et le corps recouvert de tâches pour sensibiliser au virus du SIDA. Une campagne choc qui avait été réalisée avec le vrai malade et non avec un acteur.